14 décembre 2008

Pages sur Bergman

resizeIl y a quelques temps une amie m'a prêté un coffret de films de Bergman, Cris et chuchotements, Persona, Scène de la vie conjugale, la Nuit des forains que, bêtement, je n'avais jamais osé regarder. Une magnifique découverte !

Fascinée par le travail de Bergman, j'ai emprunté à la médiathèque Conversation avec Bergman un livre dans lequel les critiques et cinéastes Olivier Assayas et Stieg Björkman conversent avec leur aîné. (un livre que je vous conseille autant que Laterna Magica) C'est dans ces entretiens que j'ai appris l'existence de Laterna Magica. Ayant déjà trouvé extrêmement intéressant d'entendre Bergman parler de son travail de cinéaste dans ces Conversations, j'avais très envie lire l'autobiographie de ce grand cinéaste.

Dansresize Laterna Magica Bergman retrace donc son parcours de cinéaste de sa fascination d'enfant pour le cinématographe, à sa fascination toujours aussi intense d'homme de la soixantaine en passant par toutes les rencontres, par les échecs, par les réussites, par les projets avortés, par les ennuis financiers et bien sûr par les nombreuses muses et femmes de l'artiste. Une vie racontée par un homme à l'imagination fertile, ce qui se ressent dans cette autobiographie.
L'artiste aborde à la fois sont travail, les questions d'un metteur en scène, d'un directeur de théâtre, d'un scénariste mais aussi des questions plus intime, son enfance de fils de pasteur, sa vie d'homme, ses différentes femmes et leurs différents enfants.

Bref, Laterna Magica est le récit par lui-même de la vie d'un homme exceptionnel. Je trouve fascinant de connaître les sentiments intimes d'un homme, d'un artiste tel que Bergman.

Un extrait :

Privilège de l'enfance : pouvoir aller et venir en toute liberté entre la magie et la bouillie d'avoine, entre une terreur totale et une joie qui menace de vous faire éclater. Si l'on excepte les interdits et les règles, qui étaient des ombres, le plus souvent incompréhensibles, les limites n'existaient pas. Je sais, par exemple, que je ne parvenais pas à comprendre le temps :  tu dois apprendre à arriver à l'heure, on t'a donné une montre et tu as appris à lire l'heure. Et pourtant le temps n'existait pas. J'arrivais en retard à l'école, j'arrivais en retard aux repas. Insouciant, je me promenais dans le parc de l'hôpital, j'enregistrais, je rêvais, le temps n'existait plus, quelques chose me rappelait que je devais avoir faim et après ça faisait un tas d'histoires. 

Laterna Magica, Ingmar Bergman, 1987

Posté par Liouna à 12:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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